L’essentiel à retenir : Être un « suffisamment bon parent » vaut mieux que chercher la perfection. La parentalité positive, fondée sur l’empathie et l’effort, réduit le stress et renforce le lien. Selon les 3 C clés, priorisez la connexion émotionnelle, la compréhension des besoins et une cohérence bienveillante pour cultiver une relation durable avec votre enfant.

Vous vous sentez perdu face à l’éducation bons parents, coincé entre bienveillance et fermeté ? Notre article explore les clés pour cultiver une relation apaisée avec votre enfant, en alignant vos pratiques aux découvertes scientifiques sur son développement cérébral. Découvrez comment décrypter ses émotions, poser un cadre sécurisant et intégrer des routines éducatives simples mais efficaces. Apprenez à adapter votre approche à chaque étape de sa croissance, à gérer vos propres émotions pour éviter l’épuisement, et à transformer les conflits en moments d’apprentissage. Transformez l’éducation en un cheminement serein, où l’essentiel est de grandir ensemble, loin des idées reçues sur la perfection parentale.

  1. Être un bon parent, ça veut dire quoi ? Déconstruire le mythe de la perfection
  2. Les piliers de l’éducation positive : bienveillance, empathie et respect
  3. 7 stratégies concrètes pour une parentalité sereine au quotidien
  4. Prendre soin de soi pour mieux prendre soin d’eux
  5. S’adapter à chaque étape : les défis de la parentalité de 0 à 18 ans
  6. Construire une relation forte et durable : les fruits d’une éducation bienveillante

Être un bon parent, ça veut dire quoi ? Déconstruire le mythe de la perfection

Qui ne s’est jamais demandé, après une journée chaotique : « Suis-je vraiment un bon parent ? ». Cette question traverse toutes les générations. Pourtant, chercher la perfection parentale est une quête impossible, source d’épuisement. Les réseaux sociaux, les normes sociales et la comparaison avec d’autres familles alimentent ce piège. Combien de parents se sentent coupables en voyant des images de repas parfaits ou d’activités éducatives ultra-organisées sur Instagram ? Mais s’aimer soi-même pour mieux aimer son enfant, voilà la vraie clé.

Le « bon parent » n’est pas celui qui évite les erreurs, mais celui qui répare, grandit et s’adapte. Contrairement au mythe du parent parfait, la parentalité bienveillante repose sur l’effort quotidien, la capacité à reconnaître ses limites et à apprendre avec son enfant. Selon la théorie de Donald Winnicott, c’est justement cette « mère suffisamment bonne » – ou parent – qui permet à l’enfant de construire une relation saine avec la réalité. Une étude de l’Ohio State University (2023) rappelle que 57 % des parents souffrent de burnout, souvent lié à des attentes irréalistes. Ce stress se transmet parfois aux enfants, affectant leur capacité à gérer les émotions.

Les réseaux sociaux exacerbent la pression, avec leurs images de familles idéales. 79 % des mères avouent subir des attentes excessives, alimentant le sentiment d’échec. Un exemple concret ? Une mère qui, après avoir visionné une vidéo d’une influenceuse organisant des ateliers créatifs quotidiens, se sent insuffisante en rentrant chez elle. Pourtant, l’essentiel n’est pas dans les apparences, mais dans la présence authentique. Être un parent « juste assez bon » signifie accepter les moments de fatigue, les tensions, et même les conflits, tout en maintenant un lien affectueux et respectueux.

Être un bon parent, ce n’est pas ne jamais faire d’erreurs. C’est savoir les reconnaître, s’excuser et grandir avec son enfant, en lui montrant que l’imperfection est humaine.

La parentalité bienveillante est un cheminement en constante évolution. Elle exige de lâcher prise sur la perfection, de cultiver l’empathie envers soi et son enfant. Cela passe par des actes simples : écouter ses émotions, proposer des choix plutôt que d’imposer, ou transformer les conflits en apprentissages. Imaginez un parent qui, après avoir perdu patience, dit : « Désolé, je me suis énervé. On recommence. » Ces moments enseignent à l’enfant la résolution de conflits et l’auto-compassion. Selon des recherches, ces pratiques renforcent la confiance en soi de l’enfant et apaisent le quotidien familial. L’important ? Avancer pas à pas, sans se juger, car un parent épanoui transmet à son enfant la joie d’être soi.

Les piliers de l’éducation positive : bienveillance, empathie et respect

L’éducation positive repose sur un équilibre entre fermeté et bienveillance. Elle vise à guider l’enfant vers l’autonomie tout en préservant sa confiance en lui. Cette approche valorise la communication respectueuse et l’écoute active. Par exemple : « Je comprends que tu veuilles continuer à jouer, mais il est l’heure de ranger. Tu choisis si on commence par les voitures ou les blocs. » Ce cadre sécurisant, associé à une écoute empathique, permet à l’enfant de se sentir à la fois soutenu et guidé.

Comprendre le cerveau de votre enfant

Le cerveau d’un jeune enfant est encore immature, notamment avant 6 ans. Le cortex préfrontal, en charge de la régulation émotionnelle et du contrôle des impulsions, est en développement. Cela explique pourquoi un enfant peut exploser de colère face à une situation frustrante. Un caprice n’est pas une tentative de manipulation, mais l’expression d’une émotion intense qu’il ne parvient pas à gérer seul. Par exemple, un petit qui jette ses jouets en hurlant exprime une détresse, pas une volonté de défier l’adulte. En comprenant ce mécanisme, les parents peuvent répondre avec patience plutôt qu’avec autorité. À noter que cette maturation cérébrale se poursuit bien au-delà de 6 ans, ce qui justifie la persévérance parentale face aux émotions fortes.

L’empathie et la communication au cœur de la relation

La validation des émotions est essentielle pour apaiser l’enfant. Remplacer « Arrête de pleurer pour rien » par « Je vois que tu es triste que le jeu soit terminé » montre qu’on l’entend. Cette approche lui enseigne à nommer ses émotions (« Je suis fâché ») pour mieux les gérer. Face à une déception, un parent peut proposer : « C’est difficile d’attendre, respirons profondément ensemble. » Ce genre de phrases calme l’enfant et l’aide à développer son intelligence émotionnelle.

La communication respectueuse instaure une dynamique d’échange mutuel. Le parent écoute autant qu’il guide. Plutôt que de corriger directement une erreur, on peut dire : « J’ai vu que tu as essayé de ranger seul. Ensemble, on trouve une astuce pour la prochaine fois. » Cette méthode renforce la sécurité affective et encourage l’enfant à s’exprimer librement, sachant qu’il est écouté sans jugement.

  • Une meilleure confiance en soi : En se sentant écouté, l’enfant intègre qu’il a de la valeur, ce qui nourrit sa confiance dans ses capacités.
  • La maîtrise des émotions : Apprendre à identifier ses sentiments (« J’ai peur », « Je suis contrarié ») permet de les accueillir sans être submergé.
  • L’acquisition de responsabilité : Impliquer l’enfant dans les décisions (choisir un vêtement, participer à la vaisselle) le rend acteur de ses apprentissages.
  • Des compétences sociales renforcées : En voyant ses émotions respectées, l’enfant reproduit naturellement cette bienveillance dans ses interactions avec les autres.

Des outils concrets facilitent cette mise en œuvre. Le « temps de pause » remplace efficacement le traditionnel « temps de punition ». Après une dispute entre frères, on peut proposer : « Allons calmer nos cœurs sur le canaphe. Ensuite, on cherche ensemble une idée pour jouer sans se disputer. » Cette méthode renforce la coopération. Les encouragements spécifiques (« Tu as patienté sans crier, c’est un grand progrès ») sont plus pertinents que les compliments généralisés, car ils valorisent l’effort et non juste le résultat.

7 stratégies concrètes pour une parentalité sereine au quotidien

Devenir parent bienveillant s’apprend. Ces sept stratégies, éprouvées par de nombreuses familles, offrent un cadre concret pour cultiver un climat familial apaisé. L’objectif ? Transformer les défis en occasions d’apprentissage mutuel, où respect et coopération remplacent la confrontation. Elles aident l’enfant à développer confiance en soi, gestion des émotions et compétences sociales, tout en renforçant le lien parent-enfant.

  1. Formulez positivement : Transformez les interdictions en consignes constructives. « Marche doucement à l’intérieur » au lieu de « Ne cours pas », ou « Peux-tu ranger tes livres sur l’étagère ? » au lieu de « Ne laisse pas tes affaires partout ». Cela clarifie l’attente sans provoquer de conflit. Par exemple, dire « Tu peux courir dehors » plutôt que « N’entre pas avec tes chaussures mouillées » guide l’enfant vers une alternative acceptable.
  2. Impliquez votre enfant : Proposez des choix limités pour valoriser son autonomie. « Veux-tu des pâtes ou du riz avec les légumes ? » ou « Préfères-tu faire ton exercice de maths avant ou après la lecture ? ». Même les tout-petits apprécieront « Vas-tu chercher ton manteau bleu ou rouge ? ». Pour les adolescents, des questions comme « Souhaites-tu réviser l’histoire ou les maths en premier ? » renforcent leur sentiment d’agir sur leur vie.
  3. Accueillez les émotions : Validez les sentiments sans cautionner les comportements. « Je sais que c’est dur d’arrêter ton dessin animé » ou « Je comprends ta déception pour l’anniversaire annulé ». Cela apaise et facilite le raisonnement. Pour une crise de colère, une phrase comme « Je vois que tu es contrarié. Parle-moi de ce que tu ressens » ouvre un dialogue constructif. L’enfant apprend ainsi à identifier et gérer ses émotions.
  4. Évitez les étiquettes : Remplacez les jugements par des reformulations constructives. « Tu as pris le jouet de ton frère sans demander. Respecter les affaires des autres est important » préserve son estime tout en clarifiant la limite. Les étiquettes comme « tu es méchant » ou « tu compliques tout » blessent durablement, alors qu’une approche descriptive explique clairement pourquoi un geste est inacceptable, sans attaquer sa personne.
  5. Privilégiez la réparation : Proposez des solutions concrètes. « Allons nettoyer ensemble » pour un dégât, ou « Comment réparer la relation après cette dispute ? » pour un conflit entre frères. Cela enseigne la responsabilité sans humiliation. Par exemple, un enfant qui casse un jouet peut économiser pour le remplacer ou confectionner un dessin d’excuses. Ces actes renforcent l’empathie et la prise d’initiative.
  6. Encouragez les efforts : Utilisez des encouragements précis. « J’ai remarqué que tu as persévéré pour attacher tes lacets tout seul » renforce ses compétences plus efficacement qu’un vague « Bravo ». Ce type de retour spécifique met en lumière ses progrès et ses qualités, comme la patience, la créativité ou la persévérance, et non uniquement le résultat obtenu.
  7. Cherchez le besoin caché : Un enfant qui résiste au coucher pourrait cacher une peur du noir, un besoin d’attention ou une surstimulation. Devenez « détective émotionnel » : proposez une veilleuse ou un moment câlin. Pour un adolescent contrarié, un « On en parle quand tu es prêt ? » désamorce la tension. D’autres besoins, comme la faim ou la fatigue, peuvent aussi expliquer un comportement difficile. Identifier ces causes permet des solutions ciblées.

Personne n’est parfait. Appliquer ces stratégies demande de l’entraînement. Admettre ses erreurs, par exemple en s’excusant après un éclat de voix, montre l’exemple à l’enfant. Avec le temps, ces outils deviennent réflexes, construisant un climat où l’enfant apprend à exprimer ses besoins, à coopérer et à reconnaître ses erreurs sans crainte. Cette approche renforce non seulement son épanouissement émotionnel, mais aussi sa capacité à interagir sereinement avec autrui, préparant ainsi son épanouissement futur.

Prendre soin de soi pour mieux prendre soin d’eux

Comme dans un avion, le masque à oxygène doit être mis d’abord sur soi avant d’aider les autres. Être un parent épanoui commence par préserver son propre bien-être. Un parent fatigué, submergé ou irrité a du mal à être patient, à écouter vraiment, à répondre aux besoins de son enfant. Un stress parental mal géré peut provoquer un « stress toxique » chez l’enfant, affectant son développement. Prendre soin de soi, c’est donc aussi le protéger. Selon les neurosciences, ce stress non géré peut altérer la capacité de l’enfant à gérer ses émotions à l’âge adulte.

Vous avez droit à l’erreur. À la fatigue. À la frustration. Personne n’est un parent parfait, et c’est normal. Traitez-vous avec la douceur que vous offririez à un ami proche. Kristin Neff, spécialiste de l’auto-compassion, rappelle ses trois piliers : bienveillance, humanité partagée, pleine conscience. La bienveillance consiste à se traiter avec tendresse, l’humanité partagée vous rappelle que tous les parents doutent, et la pleine conscience vous invite à observer vos émotions sans jugement. Au lieu de vous reprocher un éclat de colère, dites-vous : « C’est normal d’être épuisé. Je fais de mon mieux, et c’est déjà bien. » Des gestes simples, comme poser la main sur le cœur, transforment la culpabilité en amour-propre.

Reconnaître ses émotions, c’est déjà les apaiser. Quand la colère monte, respirez profondément selon la méthode 4-7-8 (inspirer 4 secondes, retenir 7, expirer 8). Trois respirations lentes suffisent à calmer le corps et à réduire l’adrénaline. Besoin d’un instant seul ? Dites à votre enfant : « Maman va respirer 2 minutes dans la cuisine. » Ces pauses évitent les réactions impulsives et modélisent des outils utiles à votre enfant. Main sur la poitrine, respirer en pensant « C’est un moment difficile. D’autres parents vivent ça. » Ces méthodes renforcent votre stabilité émotionnelle et montrent à l’enfant qu’on peut gérer ses émotions sereinement.

Vous n’êtes pas seul. Parlez à votre partenaire, des proches, ou sollicitez des professionnels. L’Aide et Accompagnement à Domicile (AAD) propose un soutien concret avec des intervenants formés. Ils aident à réorganiser le quotidien, se reposer et retrouver du plaisir. Il est essentiel de préserver son énergie et de trouver des ressources pour un équilibre familial sain afin de ne pas s’épuiser. Parler à un médecin, un psychologue ou une association comme la PMI peut sauver une famille en difficulté. La parentalité positive commence par oser demander de l’aide. Une étude récente souligne que 80 % des parents accompagnés par l’AAD constatent une amélioration du climat familial en 3 mois.

S’adapter à chaque étape : les défis de la parentalité de 0 à 18 ans

Les bases de la relation parent-enfant restent ancrées dans l’empathie, l’écoute et le respect. Pourtant, la manière de les exprimer doit s’adapter à mesure que l’enfant grandit. Une crise de colère à 3 ans ne se gère pas comme un conflit d’adolescence. Comprendre les besoins spécifiques à chaque âge permet de construire une éducation bienveillante cohérente.

La petite enfance (0-5 ans) : poser les bases de la sécurité

Entre 0 et 5 ans, le cerveau de l’enfant est en construction. Les émotions intenses et les « crises » sont des réactions normales face à une maturité cérébrale encore en développement. À ce stade, l’enfant a besoin de repères stables pour se sentir en sécurité.

Un cadre quotidien prévisible (rituels du coucher, horaires réguliers) rassure l’enfant. Les câlins, le regard bienveillant et les phrases courtes et claires (« Je suis là ») renforcent ce sentiment de sécurité. Plutôt que de sanctionner, le parent valide l’émotion (« Tu es triste parce que tu as perdu ton doudou ») tout en posant des limites douces (« On ne tape pas, on prend un câlin »).

L’âge scolaire (6-12 ans) : accompagner l’autonomie

À l’école primaire, l’apprentissage de l’autonomie devient central. L’enfant découvre les responsabilités : ranger ses affaires, préparer son sac, faire ses devoirs seul. Le défi pour les parents est de lâcher prise progressivement sans abandonner le soutien.

Confier de petites responsabilités (mettre la table, s’occuper d’un animal de compagnie) renforce la confiance en soi. Laisser l’enfant choisir entre deux options (« Veux-tu ranger tes jouets avant ou après le goûter ? ») cultive son sentiment d’agir par lui-même. Lorsqu’un conflit survient à l’école, les parents deviennent des guides plutôt que des intervenants directs.

L’adolescence (13-18 ans) : maintenir le dialogue

L’adolescence est une quête d’identité intense. L’équilibre pour les parents est de préserver le lien sans envahir l’espace personnel. Les discussions deviennent des échanges d’idées plutôt que des leçons. Une question comme « Comment penses-tu résoudre ce problème ? » ouvre plus de dialogue qu’un « Il faut que tu fasses ceci ».

Les conflits peuvent surgir autour du langage corporel, des choix musicaux ou des amitiés. Plutôt que d’imposer des règles, la négociation devient un outil précieux. L’écoute active (« Je comprends que cette situation te frustre ») permet de dédramatiser les tensions. La confiance s’installe quand les limites sont discutées ensemble et non imposées.

Les défis parentaux selon l’âge de l’enfant
Âge Défi principal pour l’enfant Défi principal pour le parent Stratégie positive clé
Petite enfance (0-5 ans) Gestion des émotions intenses (les « crises ») La patience et la répétition Valider l’émotion, poser un cadre clair et sécurisant.
Âge scolaire (6-12 ans) Développement de l’autonomie et des relations sociales Lâcher prise et faire confiance Encourager la résolution de problèmes, fixer des règles familiales ensemble.
Adolescence (13-18 ans) Quête d’identité et d’indépendance Maintenir le lien sans être intrusif Pratiquer l’écoute active, négocier les règles, être un soutien inconditionnel.

Construire une relation forte et durable : les fruits d’une éducation bienveillante

Éduquer avec bienveillance, c’est semer des graines qui fleuriront bien au-delà de l’enfance.

Les efforts quotidiens pour comprendre les besoins de son enfant, fixer des limites en douceur et privilégier le dialogue forment un socle solide.

Par exemple, face à un refus de ranger ses jouets, un parent bienveillant explique calmement l’importance du rangement, propose un choix (« Range les voitures ou les poupées en premier ») et valorise l’effort accompli, même partiel. Si l’enfant résiste, il reformule les besoins : « Je vois que tu aimes jouer. Terminons ce jeu, puis nous rangeons ensemble. »

L’objectif n’est pas d’élever un enfant obéissant, mais un futur adulte capable de penser par lui-même, de respecter les autres et de contribuer positivement au monde.

Les enfants élevés dans ce climat de confiance développent une résilience naturelle.

Ils expriment librement leurs émotions, écoutent les autres avec empathie et assument leurs initiatives. Ces compétences renforcent leurs relations sociales, car ils apprennent dès le départ à reconnaître les besoins d’autrui et à communiquer sans agressivité.

Apprendre à gérer les conflits par le dialogue prépare à résoudre des désaccords à l’âge adulte. Un enfant qui participe aux solutions familiales (« Comment organiser nos sorties pour que chacun soit content ? ») intègre naturellement la coopération.

Cette approche transmet un héritage précieux : résoudre les conflits par le dialogue, chercher des solutions ensemble.

Les parents renforcent aussi leur sentiment de compétence : moins de stress, des échanges fluides, un climat familial apaisé. Cette méthode réduit les affrontements répétitifs, car les attentes sont expliquées et comprises, pas imposées.

C’est en cultivant ces principes au quotidien que l’on bâtit un foyer harmonieux et épanouissant pour tous.

  • Connexion : Prioriser la relation avant tout. L’écoute active et la disponibilité renforcent ce lien. Un moment de jeu sans écran, par exemple, crée un espace de confiance.
  • Compréhension : Décrypter le besoin derrière le comportement. Un caprice cache souvent la fatigue ou la soif d’attention. Un « Tu as besoin d’un câlin ? » apaise plus qu’une réprimande.
  • Cohérence : Appliquer les principes avec constance, mais aussi souplesse. Les règles doivent être claires et adaptées à l’âge. À 3 ans, on rappelle la consigne avec des images ; à 8 ans, on négocie un horaire de coucher.

Les bénéfices à long terme ? Un adulte capable d’adaptation, de poser des limites saines et d’entretenir des relations équilibrées.

Il saura transformer les défis en opportunités d’apprentissage, tout en restant ancré dans les valeurs de respect et d’empathie transmises dès son enfance.

Être un bon parent ne se mesure pas à l’absence d’erreurs, mais à la volonté de grandir avec son enfant. La parentalité positive, axée sur la bienveillance et l’empathie, n’est pas une perfection mais un cheminement. En s’adaptant aux étapes de vie et en priorisant la connexion à la correction, on tisse un lien solide et une relation durable.

FAQ

Qu’est-ce que la règle des 3C pour les grands-parents ?

La règle des 3C pour les grands-parents repose sur trois piliers : Compréhension, Communication et Coopération. Elle invite les grands-parents à se mettre à l’écoute des besoins de l’enfant (Compréhension), à échanger avec bienveillance tout en fixant des limites claires (Communication), et à impliquer l’enfant dans les solutions (Coopération). Par exemple, au lieu de dire « Non, c’est interdit », on privilégie « Je comprends que tu veuilles continuer à jouer, mais il est l’heure de ranger. Ensemble, on trouve une idée pour ranger vite et lire une histoire ».

Quel est l’âge le plus difficile pour les parents ?

Il n’existe pas d’âge « le plus difficile » en soi, mais chaque étape a ses défis. Les crises émotionnelles des tout-petits (0-5 ans) testent la patience, l’âge scolaire (6-12 ans) exige un équilibre entre autonomie et cadre, et l’adolescence (13-18 ans) demande de transformer l’autorité en dialogue. L’essentiel est d’adapter sa posture : rester un roc rassurant pour les petits, un guide bienveillant pour les moyens, et un allié discret pour les ados.

Quels sont les cinq devoirs essentiels des parents ?

Les cinq devoirs clés sont : 1. Créer un environnement sécurisant (besoins physiques et émotionnels comblés). 2. Enseigner la gestion des émotions (nommer les sentiments, valider sans juger). 3. Fixer des limites cohérentes (règles claires, appliquées avec calme). 4. Encourager l’autonomie (choix limités, responsabilités adaptées à l’âge). 5. Être un modèle (gestion des émotions, réparation des erreurs).

Quelles sont les 5 qualités d’une parentalité responsable ?

Une parentalité responsable se reconnaît par : 1. L’empathie (se mettre à la place de l’enfant pour comprendre ses besoins). 2. La cohérence (règles stables, réactions adaptées, sans sautes d’humeur). 3. La communication respectueuse (parler avec, pas à l’enfant, en évitant les étiquettes). 4. Le respect de l’autonomie (laisser des choix, valoriser les efforts, non les résultats). 5. La résilience (reconnaître ses erreurs, s’excuser, et repartir).

Qu’est-ce que la règle des 3C des grands-parents ?

Pour les grands-parents, la règle des 3C reste identique : Compréhension, Communication et Coopération. Elle leur permet de jouer un rôle complémentaire sans dépasser leurs limites. Par exemple, en cas de caprice : « Je sais que ce jeu te plaît (Compréhension), mais on range pour aller manger (Communication). Tu choisis lequel ranger en premier ? (Coopération) ». Cela renforce le lien sans rivaliser avec les parents.

Qu’est-ce que la méthode CCC ?

La méthode CCC est un acronyme pour Clarté, Calme et Consistance. Elle guide les parents à : – Exprimer leurs attentes clairement (« On met son manteau avant de sortir »). – Rester calme face aux émotions de l’enfant (« Je suis là, on respire ensemble »). – Appliquer des règles de manière cohérente (« On éteint la télévision à 20h, toujours »). Cette approche évite les négociations épuisantes et sécurise l’enfant.

Quel est l’enfant le plus difficile à éduquer ?

Aucun enfant n’est « plus difficile » que les autres. Les comportements problèmes traduisent souvent un besoin insatisfait (fatigue, faim, soif d’attention). Un enfant qui « résiste » cherche à communiquer. Par exemple, un refus de manger peut cacher un besoin de contrôle (choisir son assiette) ou une fatigue excessive. Le défi est de décoder le message derrière l’action.

Pourquoi l’enfance est-elle le plus bel âge de la vie ?

L’enfance est un temps unique de découverte, où chaque instant est vécu intensément. Avec des parents présents, elle devient un terrain d’apprentissage sécurisant. Les émotions brutes (joie, colère) sont acceptées, les erreurs deviennent des leçons, et l’amour inconditionnel forge une estime de soi solide. C’est aussi l’âge où l’on construit ses premières connexions sociales, ses passions, et où l’imperfection est permise – un luxe que l’âge adulte rend rare.

Pourquoi les enfants sont-ils plus difficiles avec leurs parents ?

Parce qu’ils s’y sentent en sécurité. À la maison, l’enfant ose exprimer ses émotions « sous pression » (frustration, colère), qu’il retient en public. Un peu comme un ballon qui se gonfle toute la journée et explose en rentrant. C’est aussi un test : « Est-ce que j’aime encore quand je ne suis pas parfait ? » Réponse ? Oui, toujours. Rassurez-le après l’orage : « Je t’aime, même quand on vit des moments durs ensemble« .